Le 26 avril 1986, un grave accident s’est produit dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, en ex-Union soviétique, laissant une grande quantité de substances radioactives s’échapper dans l’air. Le dysfonctionnement avait été provoqué par le non respect des directives de fonctionnement de la part de l’équipe de service, débouchant sur une catastrophe pour deux raisons: d’une part, parce que le réacteur endommagé – de type soviétique – présentait des défauts de construction majeurs (qui ne pardonnent aucune erreur) et, d’autre part, parce qu’aucune barrière de sécurité – habituelles sur les centrales nucléaires occidentales – n’avait été érigée. En effet, une installation comme à Tchernobyl n’aurait jamais été autorisée en Suisse.
Le grave dysfonctionnement de la centrale nucléaire de Three Mile Island, aux États-Unis, survenu le 28 mars 1979, est en revanche bien différent. En effet, cette installation est semblable à nos centrales nucléaires et bien qu’une partie du combustible ait fondu, la masse est restée enfermée dans le caisson résistant du réacteur – la deuxième barrière sur cinq. Ni l’homme ni l’environnement n’en ont souffert. La tolérance à l’erreur ainsi que les barrières de sûreté des centrales nucléaires occidentales ont prouvé leur efficacité. Pourtant, la sécurité est sans cesse renforcée, tant dans les installations existantes que dans les nouvelles.